8 mars, une journée dans la vie d’une femme entrepreneure

Publié le par Maguy Dubousquet

Femme entrepreneure mais femme jusqu'au bout...

Femme entrepreneure, femme créatrice d’entreprise, femme chef d’entreprise, entreprenariat au féminin, quelle que soit la manière de la nommer, seulement 30 % des femmes sont créatrices d’entreprise. D’une femme à femme d’affaires, elle doit s’écouter, croire en elle, être pragmatique et volontaire. Encore un effort en ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes, ce n’est que le début… d’accord ?

  • La femme entrepreneure est audacieuse, car entreprendre, c’est vivre le grand frisson tous les jours.
  • La femme entrepreneure est une battante, elle doit sans cesse aller de l’avant
  • La femme entrepreneure, doit avoir de l’énergie, du courage, de l’optimisme et un brin d’inconscience !
  • La femme entrepreneure doit être très organisée, gérer son temps, choisir ses projets, s’investir et en assumer les conséquences.
  • Une femme entrepreneure tout comme un homme entrepreneur doit convaincre, développer son affaire, se former aux nouvelles technologies…
  • La femme entrepreneure est passionnée par sa vie de femme, d’épouse, de maman.

Derrière chaque femme entrepreneure, il y aurait un homme (enfin pas toujours !) Évitons les conclusions trop rapides et les raccourcis. Cessons de culpabiliser les femmes ! Et si la journée internationale de la femme n’était pas qu’un coup de com, mais une journée qui sonne un rappel ?  Pourquoi la Terre entière ne porterait-elle pas une attention plus particulière à la gente féminine ?

La réussite faite femme

En ce 8 mars, un réel manque d’imagination aura eu raison de mon envie de vous décrire ma journée-type !  En tant que femme, chef d’entreprise, j’ai trouvé le quotidien de cette « collègue » bien représentative ! 24 heures dans la peau d’une femme entrepreneure !

Vous reprendrez bien une tranche de vie !

7H00 Réveil : La démarche hésitante, les yeux dans le brouillard, je me dirige vers la cuisine afin de préparer le petit-déjeuner. Au menu : café, jus d’orange, kinoa, nutella. Bref, tout nutriment qui dopera au mieux le corps pour une journée bien chargée.

7H45 Départ. Après avoir mis en ordre de marche toute la petite famille vers son avenir (crèche, école, travail), je décolle vers mes bureaux où m’attend une journée de travail « normal » : 5 rendez-vous, 4 « conf-calls », réunions en pagaille, sans oublier les imprévus qui ne manqueront pas de survenir aux moments les plus inopportuns. Chouette alors !

8H30 : Petit déjeuner… de travail. Autour de la traditionnelle biscotte beurrée et café allongé se retrouvent clients, prospects, collaborateurs, afin de faire avancer les dossiers en cours. Une heure d’échange intense. J’ai juste le temps d’appeler la nounou pour savoir si tout se passe bien avec le petit dernier.

10H00 : Arrivée au bureau. Ouf, pile à l’heure pour démarrer le premier rendez-vous téléphonique. Juste le temps de sortir les documents et je compose le numéro. Faut pas que je me plante, un contrat de cette taille ferait un bien fou à l’entreprise. Surtout, rester concentrée. Pas facile avec le téléphone portable qui ne cesse de vibrer dans la poche intérieur.

11H00 Tournée des popotes. Une boîte, c’est avant tout un espace de vie. L’équipe doit se sentir soutenue. Surtout en cette période incertaine. Je  passe dans les couloirs, glisse un petit mot aux collaborateurs. Me vient alors une pensée : « la nounou ne devait-elle pas terminée plus tôt aujourd’hui? » Oula et moi qui ait pris un autre rendez-vous.

12H30-13H00: déjeuner de travail. J’ai juste le temps de passer un coup de fil à mon compagnon/mari/copain/copine : « Tu peux passer prendre Thomas au foot à 18H30, je viens d’avoir un rendez-vous très important ? Et aussi appeler la nounou pour vérifier si elle finit pas plus tôt ». Parfois ça marche. Mais là non. Heureusement, en deux trois mouvements, je trouve une solution de rechange. Enfin, ça  n’arrange pas non plus mon emploi du temps. Vite, vite, j’y retourne. Le client attend déjà, pour lui faire un point sur la situation.

14H00 : Déplacements professionnelles. Voiture, train, métro, avion, deltaplane, il faut choisir. Un choix souvent crucial. Les entrepreneures vivant en milieu urbain savent de quoi on parle. Pas le temps non plus de m’attarder, j’ai trois autres rendez-vous. Rahh, et la réunion de parents d’élèves prévue à 18H00. Mais où file donc le temps !!!

17H30 : Sur la route. Je ne suis pas en avance. Je viens de finir le dernier rendez-vous, mais j’ai encore 45 minutes pour aller à l’école.

18H15 Ecole. Ok, juste le temps de passer deux trois coups de fil aux collaborateurs restés aux bureaux. Pour faire le point, mais aussi pour connaître l’état d’avancement des autres dossiers. Oups, je raccroche rapidement, le professeur principal vient d’arrêter pour me laisser le temps de m’asseoir.

19H30 Fin de journée… enfin presque. Comme souvent, je participe à des soirées Networking, quand ce n’est pas un débat-dîner.  Des soirées toujours très intéressantes qui me permettent de remplir mes carnets d’adresse. Enfin, comme tous les autres entrepreneurs qui se lancent ou en phase de développement. Heureusement que j’ai quelqu’un à la maison. Ça n’a pas toujours été le cas.

22H30 La soirée se termine…pratiquement. Je dois encore m’occuper de deux trois tâches administratives. Pas très drôle, mais je dois le faire quand même. Heureusement, j’arrive juste avant de voir le plus grand s’endormir. Le temps de lui dire bonsoir, il s’endort. Bon allez au boulot.

00H30 C’est la fin pour de vrai. Je me couche épuisée mais ravie. En même temps, je savais à quoi m’attendre en embrassant la vie d’entrepreneure.

Tancrède Blondé

Un hommage à toutes celles, connues ou totalement inconnues, qui par leurs agissements ou leurs paroles font avancer la cause des femmes dans le monde, mais également dans leur propre monde, leur propre vie, leur propre famille et entourage.

 

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